La géothermiesol-eau, ici
Dans le Jura vaudois, la profondeur des sondes est plafonnée. C'est la première chose à vérifier, avant même de parler de prix.
La sonde géothermique, et pourquoi elle séduit à 1'000 mètres
Une sonde géothermique verticale est un forage dans lequel on descend une boucle fermée. Le fluide qui y circule capte la chaleur du sous-sol, à une température qui ne dépend presque pas de la météo du jour. C'est exactement ce qui plaît dans une vallée où la saison de chauffe est longue : la machine ne perd pas de rendement quand il gèle dehors, puisqu'elle ne prend rien à l'air extérieur. Là où une air-eau doit dégivrer, une sol-eau continue tranquillement.
Le canton de Vaud connaît bien cette technique : il annonce plus de 1'700 kilomètres de forages pour sondes géothermiques déjà réalisés sur son territoire, et les sondes atteignent usuellement des profondeurs de 50 à 300 mètres. Les normes de référence, citées par le canton lui-même, sont la SIA 384/6 et la SIA 384/7.
Il y a pourtant une raison précise pour laquelle cette page ne ressemble à aucune autre du réseau, et pour laquelle nous la publions telle quelle : dans le Jura vaudois, le sous-sol impose des règles que le reste du canton ne connaît pas.
La limitation de profondeur : la règle propre au Jura
Sur sa carte indicative d'admissibilité des sondes géothermiques verticales, consultable sur geo.vd.ch, le canton publie une couche particulière, la « limitation de profondeur », et il écrit noir sur blanc qu'elle est active principalement pour le Jura et le Pied du Jura. Là où la limitation est forte, une sonde ne peut pas descendre au-delà de 20 à 100 mètres. Là où elle est faible, la limite se situe entre 100 et 200 mètres. Ailleurs dans le canton, on envisage des forages d'au moins 200 mètres.
Traduisons en langage de chantier. La puissance d'un champ de sondes dépend d'abord des mètres forés. Si la profondeur est plafonnée à 100 mètres au lieu de 200, il faut deux fois plus de forages pour aller chercher la même puissance : plus de têtes de forage, plus de collecteurs, plus de terrassement, plus de surface de terrain disponible et des distances à respecter entre les sondes. Sur une parcelle étroite de village, cela peut simplement rendre le projet impossible — et il vaut infiniment mieux le savoir au premier rendez-vous qu'après avoir signé.
C'est la première chose à vérifier, avant même de parler de budget. Aucun concurrent, aucun site du réseau, aucune brochure commerciale ne vous le dira, parce que cette couche cantonale ne se lit pas dans une plaquette : elle se lit sur la carte, thème par thème. Nous avons détaillé le sujet dans un guide entier, consacré aux sondes géothermiques en terrain karstique du Jura.
| Classe sur la carte cantonale. | Ce que cela signifie. |
|---|---|
| Zone verte. | Région admissible du point de vue de la protection des eaux souterraines. |
| Zone orange. | Limitation : les forages sont souvent admissibles, mais un suivi hydrogéologique des travaux sera demandé. |
| Zone rouge. | Interdiction de forage, principalement pour protéger une ressource en eau souterraine. |
| Couche « limitation de profondeur ». | Forte, de 20 à 100 mètres ; faible, de 100 à 200 mètres ; ailleurs, au moins 200 mètres. |
Un avertissement du canton mérite d'être répété à chaque fois que cette carte est citée : elle est dépourvue de foi publique et ne remplace pas la procédure administrative de demande d'autorisation. La carte donne une indication, pas une autorisation.
Le karst : ce que le règlement dit sans le nommer
Le sous-sol de la vallée est calcaire et fissuré. L'eau y circule dans des conduits, parfois sur de longues distances, et l'Orbe elle-même disparaît sous terre aux entonnoirs de Bon Port. Un forage n'y traverse pas une roche homogène : il peut rencontrer une cavité, perdre ses boues de forage, ou pire, mettre en communication deux circulations d'eau distinctes.
Le canton pose la règle de fond sans détour : les forages ne doivent pas mettre en communication des nappes d'eau souterraine distinctes ni induire de pollution, et à l'issue des travaux les sondes sont scellées sur toute leur longueur pour assurer une étanchéité verticale. Il précise aussi qu'au cas par cas, le suivi des travaux par un bureau d'hydrogéologues peut être exigé. Ce n'est pas une formalité administrative : dans un karst, c'est la mesure qui protège l'eau que boivent les villages voisins.
Deux limites de la carte cantonale doivent être connues. Elle tient compte des interdictions légales et de risques connus du sous-sol, mais elle ne tient pas compte des sites pollués ni des sources privées — or l'alimentation privée en eau existe encore dans les fermes et les hameaux de la vallée. Et elle est amenée à évoluer.
Voilà pourquoi nous écrivons ceci sans détour : l'admissibilité de votre parcelle ne se lit pas depuis un site web. Elle se vérifie sur la carte cantonale, parcelle par parcelle, puis elle se confirme dans la procédure. Deux maisons voisines au Solliat ou dans le hameau des Bioux peuvent parfaitement relever de deux classes différentes. Quiconque vous promet une sonde par téléphone, sans avoir regardé votre numéro de parcelle, improvise.
La procédure : deux autorisations, pas une
Contrairement à une air-eau, une sonde géothermique ne bénéficie d'aucune dispense de permis. Le parcours comporte deux volets distincts, et il faut les mener tous les deux.
- Une autorisation spéciale cantonale, délivrée par la division des eaux souterraines du canton (DGE-GEODES), en application du règlement sur l'utilisation des pompes à chaleur du 31 août 2011, connu sous les sigles RPCh et RPCL. Elle passe par le questionnaire 65a, accompagné d'un plan de situation ou d'un extrait cadastral portant l'emplacement des forages. Les questions préalables s'adressent à info.questionnaire65@vd.ch. Le canton signale lui-même que les délais de réponse peuvent être prolongés en raison du nombre de demandes : anticipez.
- Un permis de construire communal. Le canton l'écrit explicitement : au titre de l'art. 68 RLATC, les installations de chauffage sont soumises à la nécessité d'un permis de construire communal au sens des art. 103 et suivants LATC. Une sonde relève donc de la procédure ordinaire, pas du devoir d'annonce simplifié de l'art. 68c. Bon à savoir : le propriétaire peut déposer lui-même sa demande via la plateforme ACTIS, au titre de l'exception de l'art. 106 LATC.
Le calendrier réel d'un projet de sonde se compte donc en mois, pas en semaines. Ce n'est pas une raison d'y renoncer, c'est une raison de commencer tôt — idéalement l'été précédant le remplacement, pas au premier gel. La logique générale des démarches vaudoises est expliquée dans notre guide sur les démarches communales vaudoises.
Le budget, et ce que dit le canton des conditions
Une installation sol-eau complète, forage compris, se situe le plus souvent entre CHF 45'000 et CHF 70'000 pour une maison individuelle de la vallée. L'écart tient au nombre de forages, à leur profondeur admissible, à l'accès du terrain pour la machine de forage et à l'état de la distribution intérieure. C'est plus cher qu'une machine à air, c'est plus stable en plein hiver, et cela se compare sur la durée. La mise en regard des deux familles se lit sur la page consacrée à ce que coûte une pompe à chaleur ici.
Côté cantonal, la mesure du Programme Bâtiments 2026 qui vise le sol-eau et l'eau-eau jusqu'à 70 kW est la fiche M-06. Deux points la distinguent de la fiche M-05, réservée à l'air-eau. D'abord, elle demande que l'entreprise de forage dispose d'un label de qualité délivré par le GSP — une exigence très concrète dans un karst. Ensuite, et c'est décisif ici, la fiche M-06 ne reprend pas la condition d'altitude que la fiche M-05 impose : pour la subvention d'une air-eau, au-dessus de 1'000 m, un bâtiment d'avant 2000 doit justifier une classe CECB d'enveloppe entre A et C, alors que la fiche M-06 du Programme Bâtiments s'en tient à la fourchette ordinaire. Dans une vallée entièrement située plus haut que ce seuil, cette différence entre deux mesures du même document mérite d'être regardée de près, et le détail figure sur la page des conditions cantonales de soutien.
Rappels valables pour tout le monde : le canton exige que la demande soit approuvée avant le début des travaux, le certificat « PAC système-module » est demandé pour le paiement d'une machine de 15 kW ou moins — c'est une condition de versement, pas de légalité — et nous ne publions jamais de montant, parce que les barèmes changent. Le document officiel du canton et le portail vd.ch font foi.
Si la sonde n'est pas possible chez vous
C'est un cas fréquent, et il n'a rien d'un échec. Une parcelle en zone rouge, une limitation de profondeur forte sur un terrain étroit, un accès impraticable pour la foreuse : dans ces situations, la variante air-eau reprend l'avantage, sans forage, sans concession et sans étude de sous-sol. L'autre piste, plus rare et plus lourde, est le pompage à la nappe ou au lac, dont la procédure est encore plus exigeante. Et si votre point de départ est une vieille chaudière, la marche à suivre complète est décrite sur la page dédiée au changement d’une chaudière à mazout.
IMI Industrie
IMI Sàrl
Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne
CHE-316.232.256
Qui viendra chez vous
Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.
Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.
Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :
- L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Dans une région où la saison de chauffe est parmi les plus longues du pays, c'est le réglage qui fait la facture.
- Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
- Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.
Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.
Ce que disent leurs clients
Avis publiés par des clients d'IMI Industrie, notre entreprise partenaire — ce ne sont pas des avis sur cette plateforme. Relevés le 13 août 2026 : 5,0 ★ sur 4 avis publics.
★★★★★
« L'entreprise IMI est intervenue pour le remplacement complet de mon système de chauffage. Du début à la fin, l'expérience a été irréprochable. Les délais ont été parfaitement respectés. Les travaux ont été effectués de manière très propre et organisée : aucun désordre après leur passage. »
Henri Thuau — il y a 6 mois
★★★★★
« Les travaux ont été réalisés avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme. Monsieur Berisha a su coordonner l'ensemble du chantier avec efficacité, tout en respectant les délais et en restant attentif aux détails. Le résultat final va au-delà de nos attentes. »
Mario Foffa, 1030 Bussigny — il y a 3 mois
Vos questions, réponses simples
Peut-on forer une sonde géothermique partout dans la vallée ?
Non, et cela ne se décide pas depuis un site web. Le canton publie une carte d'admissibilité par zones verte, orange et rouge, ainsi qu'une couche « limitation de profondeur » active principalement pour le Jura. La vérification se fait parcelle par parcelle sur geo.vd.ch, puis se confirme dans la procédure : la carte est dépourvue de foi publique.
Pourquoi parle-t-on de plus de forages ici qu'ailleurs ?
Parce que la profondeur est plafonnée. Là où la limitation est forte, une sonde s'arrête entre 20 et 100 mètres, contre au moins 200 mètres dans les régions sans limitation. Comme la puissance dépend des mètres forés, il faut davantage de forages, donc plus de surface de terrain, pour obtenir la même puissance.
Quelles autorisations faut-il pour une sonde ?
Deux, et elles se mènent en parallèle. Une autorisation spéciale de la division des eaux souterraines du canton, DGE-GEODES, selon le règlement sur l'utilisation des pompes à chaleur du 31 août 2011, via le questionnaire 65a. Et un permis de construire communal ordinaire selon l'art. 68 RLATC et les art. 103 et suivants LATC : la dispense de l'art. 68c ne s'applique pas.
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