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Guide · Conseils

Trois jours de suitesous les quinze degrés négatifs

Ce n'était pas un coup de froid ordinaire : c'est le plus bas jamais mesuré par la station de la vallée. Et les installations trop justes s'en sont souvenues.

Puissance qu'il vous faut11 kW
Prix estimé, pose compriseCHF 33'400 – 41'700

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Elle date de quand ?
Vous chauffez avec quoi ?
Le vrai froid, en jours par an Station Les Charbonnières (1044 m), moyenne 2015-2025
  • 240 jours sans gel
  • 119 jours de gel
  • 6 jours sous −10 °C

Votre village est dans le fond plat de la vallée. La station de mesure, elle, est une quarantaine de mètres plus haut, au-dessus de la couche d'air froid qui s'installe les nuits claires : chez vous, il fait plus froid que ces chiffres. De combien, personne ne le mesure — et c'est justement pour ça qu'une machine se dimensionne chez vous, pas au téléphone.

Votre village est plus bas que la station : ces jours sont un plancher, pas un plafond.

Où vous joindre

Ou appelez-nous : 021 539 12 46

Estimation indicative — fourchettes suisses officielles (SuisseEnergie). Prix ferme après visite gratuite.

Vos infos vont uniquement à IMI Industrie (IMI Sàrl), Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne, CHE-316.232.256 — notre installateur partenaire, et à personne d'autre (nLPD art. 19). · reply@pompe-a-chaleur-vallee-de-joux.ch

Ce qui s'est passé

La station MétéoSuisse des Charbonnières, à 1'044 m, est la seule station de mesure de température de la Vallée de Joux. Elle relève la température depuis fin septembre 2014, ce qui donne aujourd'hui un peu plus de onze années de mesures.

Les 5, 6 et 7 janvier 2026, elle a enregistré trois valeurs minimales consécutives : −15,1 °C, puis −16,0 °C, puis −16,4 °C — la plus basse relevée aux Charbonnières, série 2015-2025 comprise. Trois jours de suite sous les quinze degrés négatifs.

Deux précisions comptent. D'abord, aux Charbonnières et sur 2015-2025, −16,4 °C est la plus basse valeur de toute la série : c'est un minimum de série, sur une série de onze ans, pas davantage. Nous nous interdisons le mot qui vient spontanément à l'esprit, parce qu'il serait faux : une série qui commence en 2014 ne permet aucune affirmation historique. Ensuite, trois jours consécutifs sous −15 °C ne s'étaient jamais produits depuis l'ouverture de cette série — et la station relève en moyenne 0,5 jour par an sous ce seuil, sur la période 2015-2025.

Une dernière mise au point, parce que la question nous est posée : des valeurs bien plus extrêmes circulent pour cette vallée, issues de relevés anciens antérieurs au réseau automatique. Aucune n'a pu être confirmée sur une source primaire, et nous ne les reprendrons donc pas. Ce que nous publions vient de la série ouverte de MétéoSuisse, et rien d'autre.

Pourquoi trois jours d'affilée changent tout

Une nuit très froide, n'importe quelle installation la traverse. Le bâtiment a de l'inertie : les murs, les dalles, l'eau du circuit ont emmagasiné de la chaleur, et ils la restituent pendant quelques heures. Une pompe à chaleur légèrement sous-dimensionnée peut passer une nuit à −16 °C sans que personne ne s'en aperçoive vraiment.

Ce qui casse, c'est la répétition sans reprise. Au deuxième jour, la maison n'a pas eu le temps de se recharger, parce que la journée elle-même est restée froide. Au troisième, la machine tourne en permanence, l'appoint électrique prend le relais, la température de départ monte, le rendement s'effondre, et l'eau chaude sanitaire commence à passer après le chauffage. C'est là que le téléphone sonne chez l'installateur.

Cette vallée est justement le terrain de la répétition. La station des Charbonnières relève, en moyenne sur 2015-2025, environ 22,6 jours par an sans dégel — des journées entières où la température ne repasse jamais au-dessus de zéro, même en plein soleil. Trois semaines par an où le bâtiment ne se recharge pas.

Ce qu'on a vu, concrètement

Les symptômes d'un dimensionnement trop juste sont toujours les mêmes, et ils apparaissent tous dans une séquence de ce type.

La machine ne s'arrête plus. Un fonctionnement continu n'est pas anormal par grand froid ; ce qui l'est, c'est qu'elle n'y arrive pas malgré cela.

L'appoint électrique s'enclenche des heures durant. C'est le point qui se voit sur la facture du mois suivant, pas sur le thermostat. Une résistance qui tourne, c'est du chauffage électrique pur, au tarif de l'électricité.

La température de départ grimpe. Plus l'eau doit partir chaude vers les radiateurs, plus le rendement de la machine baisse — et c'est exactement au moment où l'on aurait besoin de l'inverse.

Les cycles de dégivrage se multiplient. Sur une machine sur l'air, l'échangeur extérieur givre, et il faut périodiquement inverser le cycle pour le dégager. Par temps très froid et humide, ces dégivrages consomment une part croissante du fonctionnement.

L'eau chaude sanitaire passe en second. Les régulations donnent en général la priorité au chauffage. Sur trois jours, une famille finit par le remarquer.

La faute d'origine n'est presque jamais la machine

C'est important à dire, parce que le réflexe est de blâmer la marque. Dans l'immense majorité des cas, l'équipement n'est pas en cause : c'est le calcul de puissance qui a été fait trop vite, ou pas du tout.

Trois erreurs reviennent. La première consiste à reprendre la puissance de l'ancienne chaudière au mazout, qui était elle-même surdimensionnée d'origine — on remplace alors une erreur par une autre, dans un sens ou dans l'autre. La deuxième consiste à appliquer un ratio générique en watts par mètre carré, calibré sur le Plateau, à un bâtiment situé à plus de mille mètres, dans une cuvette à inversion thermique. La troisième consiste à oublier l'eau chaude sanitaire, ou à négliger le fait que les déperditions ne se répartissent pas également entre les pièces.

Il faut y ajouter un facteur propre à cette vallée. La station est perchée une quarantaine de mètres au-dessus du fond plat de la cuvette, si bien que ses chiffres constituent un plancher pour les maisons du bas et non un plafond. Nous l'expliquons en détail dans le guide sur l'air froid qui s'accumule au fond de la vallée. Nous ne chiffrons jamais cet écart, parce qu'aucune mesure publique ne le documente — mais un installateur qui ignore le phénomène calcule trop juste.

Nous ne publions par ailleurs aucune température de calcul : la norme SIA qui les fixe est payante, et un chiffre non vérifiable n'a rien à faire sur une page publique. Le calcul se fait chez vous, sur votre bâtiment.

Le canton a fermé la mauvaise porte de sortie

La tentation, quand une installation ne suit pas, est d'ajouter de la puissance électrique d'appoint. Le canton l'a explicitement encadré. Le rappel législatif des fiches M-05, M-06 et IP-19 du Programme Bâtiments 2026 précise que la somme des puissances des corps de chauffe électriques de la pompe à chaleur, secours compris, et de l'accumulateur ne doit pas excéder la moitié de la puissance nominale de la machine.

C'est une bonne règle, et elle dit une chose simple : ici, le dimensionnement doit être juste dès le départ. On ne rattrape pas après coup.

Ce que l'épisode n'a pas prouvé

Soyons honnêtes dans les deux sens. Ces trois jours n'ont pas démontré qu'une pompe à chaleur ne convient pas à cette vallée : des centaines de machines y ont passé l'épisode sans incident, et le registre fédéral des bâtiments recense environ 253 bâtiments déjà équipés dans les trois communes, avec un rythme d'installation qui a doublé sur les années 2020-2024 par rapport à la décennie précédente. Les dix-neuf premiers mois de 2025 et 2026 ont à eux seuls produit une cinquantaine d'installations supplémentaires.

Ce que l'épisode a prouvé, c'est plus utile et plus précis : dans un climat comme celui-ci, la marge entre une installation bien calculée et une installation approximative ne se voit pas en novembre. Elle se voit trois fois par décennie, pendant trois jours — et ces trois jours-là, elle se voit très bien.

Comment savoir si votre installation est trop juste

Vous n'avez pas besoin d'un appareil de mesure. Repensez à janvier 2026 et répondez à quatre questions. Votre logement est-il resté à température pendant les trois jours ? Avez-vous vu une hausse marquée de votre consommation électrique sur la facture suivante ? L'eau chaude a-t-elle manqué ? Avez-vous entendu la machine tourner sans interruption ?

Deux réponses inquiétantes sur quatre justifient un bilan. Il ne s'agit pas nécessairement de remplacer quoi que ce soit : un réglage de courbe de chauffe, un équilibrage des radiateurs, un dégivrage mieux paramétré ou un point d'entretien suffisent souvent. Notre page sur l'entretien et le dépannage décrit ce qui se contrôle, et notre guide sur les erreurs de dimensionnement par grand froid détaille les cas où le problème est structurel.

Si vous êtes encore au mazout

Alors la question ne se pose pas dans les mêmes termes : vous avez la main. Environ 1'100 bâtiments d'habitation de la vallée sont encore chauffés au mazout, ce qui représente près de six bâtiments sur dix à L'Abbaye comme au Chenit d'après le registre fédéral des bâtiments. Vous n'êtes pas un cas isolé, et vous partez d'une page blanche : le calcul peut être fait correctement du premier coup.

Deux vérifications préalables, dans l'ordre. Votre adresse est-elle desservie par l'un des quatre réseaux de chaleur au bois de la vallée ? Dans un secteur desservi, la commune peut exiger le raccordement, et cela se demande avant tout projet. Et votre bâtiment est-il en mesure de fonctionner avec une eau de départ modérée, ce qui suppose parfois d'agrandir quelques radiateurs ? Notre page sur le remplacement d'une chaudière à mazout reprend ces étapes une à une.

Pour le reste, demandez un devis : notre installateur partenaire se déplace, le calcul est fait sur place, et la visite ne coûte rien. Il vaut mieux le faire en été qu'en janvier.

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CHE-316.232.256

Qui viendra chez vous

Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.

Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.

Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :

  • L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Dans une région où la saison de chauffe est parmi les plus longues du pays, c'est le réglage qui fait la facture.
  • Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
  • Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.

Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.

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